Voici ce que dit Le Seigneur : DONNEZ-LEUR VOUS-MEMES A MANGER ! Matthieu 14 : 16
Qui n'a pas souffert du palu au Cameroun. La maladie la plus courante
en effet est bel et bien le paludisme au point de devenir un nom générique
qu'on donne à la fièvre ou à une simple montée de température.
De tous les temps, le paludisme a été un combat pour les organismes
en charge de la santé, mais cette maladie reste la principale cause
de mortalité infantile et aussi chez les femmes enceintes, catégories
vulnérables. Notamment à cause des mauvais traitements. Quelques chiffres: Selon le Ministère de la Santé Publique, il représente 45 à 50%
des consultations médicales, 23% des hospitalisations, 26% des arrêts
maladie, 40% des décès chez les enfants de moins de 5 ans, 30 à 35%
de décès, 35% de la mortalité dans les formations hospitalières et 40%
du budget annuel de santé des ménages. Au Cameroun, l’environnement est favorable à la prolifération des anophèles femelles, vecteurs de la maladie:
Eau claire, milieu bien ensoleillé et dépourvu de matière organique.
Le paludisme, problème de santé publique au Cameroun
Pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays
pauvres très endettés (PPTE) qui devrait s’accompagner de la réduction
de sa dette, le Cameroun était obligé entre autres mesures, d’assurer
que 5% des femmes enceintes utilisaient les moustiquaires imprégnées,
au titre de la protection et prévention contre le paludisme. C'est dire
que la lutte contre le paludisme était devenue un problème de santé
publique reconnu par les bailleurs de fonds. En effet le paludisme constitue
une des priorités de l’OMS au niveau mondial, régional et des pays où cette maladie est endémique. Au Cameroun, la Stratégie Sectorielle de Santé
adoptée en octobre 2001 place le paludisme au premier rang des priorités nationales en matière de santé. L’OMS est de ce fait un partenaire privilégié
du gouvernement en général et du Ministère de la Santé Publique en particulier, dans le but d’apporter un appui pluriel dans la réalisation des objectifs
à atteindre en matière de lutte contre le paludisme au Cameroun.
Cet appui est aussi manifesté par la nécessité de donner au grand public
des informations sur les spécificités du paludisme au Cameroun, sur la lutte
contre cette maladie que le gouvernement se propose de mener au cours des prochaines années, ainsi que sur l’appui de l’OMS Cameroun à la réalisation
des objectifs fixés par le pays dans le cadre de cette lutte.
La prise en charge des cas de paludisme simple devient de plus en plus préoccupante suite à la résistance de plus en plus évidente du Plasmodium falciparum aux antipaludéens courants comme la chloroquine.
C'est pourquoi ces dernières années, les actions de communication
du public ont été axées sur des mesures simples telles que l’utilisation
des moustiquaires imprégnées et des insecticides. Rappelons que cette
maladie touche 600 millions de personnes dans le monde et qu'elle
est la plus répandue des maladies parasitaires.