Voici ce que dit Le Seigneur : DONNEZ-LEUR VOUS-MEMES A MANGER ! Matthieu 14 : 16
Douce journée à vous tous,
J'ai reçu hier, un commentaire de la part de mon frère Jean-Marc qui avec son épouse
portent un regard d'amour sur l'orphelinat Lysdesaron.
Ce frère transmet à travers ce message, une anecdote très proche du récit biblique
de la vie de Moshé (Moïse), qui éveille notre sens de la compassion, de la charité.
Ce texte doit être considéré comme une parabole destinée à transmettre une
vérité, un encouragement, une prise de conscience de voler au secours de
l'autre, et non une doctrine.
Je vous transmets humblement cette anecdote, en remerciant notre frère, et espérant
qu'elle touchera les coeurs sensibles.
"Que Dieu bénisse l'orphelinat, et nous, tendons notre main !!!

L’histoire est bien connue…. Moïse a trois mois, il ne peut rester chez ses parents
en Egypte à cause des décrets et persécutions du Pharaon, sa mère lui confectionne
un berceau flottant qu’elle jette dans le Nil en espérant, et en priant pour son sort.
La fille du Pharaon, Bitya, décide de se baigner par une belle journée ensoleillée,
elle aperçoit alors au loin dans le Nil ce petit berceau.
Cela ne fait aucun doute pour elle, un bébé doit yêtre enfermé. Mais que peut-elle bien faire ? Elle est beaucoup trop loin pour l’attraper !
Un commentateur raconte que Bitya fit un geste, a priori insensé, puisqu’elle tendit la main
pour saisir le berceau. A la surprise générale, le miracle se produisit et son bras
s’allongea pour atteindre le berceau avec le petit Moïse, dont elle prit le plus grand
soin par la suite.
Ce récit, bien qu’extraordinaire, nécessite pourtant un petit éclaircissement :
Comment pouvait-elle prévoir qu’un miracle allait rallonger son bras pour
qu’elle attrape le berceau ?
Pourquoi Bitya a-t-elle tendu le bras ?
Cette question nous invite à une réflexion plus générale.
Dans quelle mesure un individu doit-il s’investir pour tenter d’aider son prochain ?
Cette implication est-elle souscrite à un contrat de réussite ?
Et si j’ai la certitude que mon action n’est pas en mesure de répondre au besoin de l’autre,
suis-je pour autant acquitté de ma contribution ?
Bien souvent, on renonce à aider ou à faire part de notre compassion parce que nous
considérons notre action inefficace. L’argument est souvent légitime.
Une parole douce ou une marque de sollicitude envers une personne en souffrance
à cause d’une perte, d’un malheur ou en proie à une détresse profonde, ne pourront jamais combler ces manques.
Notre contribution paraît insignifiante face au désarroi de l’autre.
Dans ces conditions, la tentation de l’inertie est réelle : que puis-je faire ?
Certes, le bébé peut se noyer car il est seul sur le Nil et la moindre vague peut l’emporter
au plus profond du fleuve, mais mon bras est trop court, je suis trop loin, impuissant !
Bitya, elle, décida qu’il n’en était pas ainsi!
Impossible de rester passive devant ce spectacle, elle préfère agir,
même si le pourcentage de réussite est proche de zéro, elle ne peut se résoudre pour autant
à ne rien faire.
Elle tend son bras, « fait le premier pas », et c’est seulement à ce moment-là
que le miracle se met en route.
Il n’y a pas de miracle sans la tentative de l’homme,
il n’y a pas de miracle tant qu’on ne décide pas d’agir.
Tendez votre main, elle s’allongera !
Par Mendel Samama – European Rabbi !